Sobriquet donné aux habitants de Blonay. Plusieurs légendes se sont formées autour de ce nom.

Je ne citerai que des faits authentiques, dont le premier date du dix-huitième siècle. Un ours avait commis de nombreuses déprédations ; on avait organisé plusieurs battues, sans résultat.

Un dimanche matin, un sujet de L.L.E.E. de Berne se précipite dans le temple, plein de monde, et crie qu’on a vu la bête féroce et qu’il faut vite aller la tuer.

Grand émoi parmi les fidèles, qui ne tiennent plus en place. On déserte le temple, et chaque homme court chercher une arme. On se rend en nombre dans la forêt de Saudannaz, où l’on fusille la bête, qui n’a pas bougé. Ce n’était, hélas ! qu’un tronc d’arbre. La même mésaventure est arrivée à sieur X., il y a quelque trente ans.

Sur une simple illusion d’optique, il rassembla plusieurs tireurs de Tercier pour aller tuer un loup en Mouce.

Ce n’était qu’un tronc de sapin, non de châtaignier, comme on l’a écrit : le châtaignier ne croît pas si haut.

Tiré de Glossaire du Patois de Blonay - Mme Louise Odin - 1910

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