forets

Le mot forêt vient du latin "foris". Transformé en "forestis", le mot signifie "en dehors de". Ce qui revient à dire que la forêt représente tout ce qui se situe en dehors de ce que l'homme a humanisé, comme l'habitat et la culture.

Avec la construction du château de Blonay, aux environs des années 1180, les forêts de la région des Pléiades sont "banalisées", elles sont exclusivement réservées pour l'entretien et le chauffage du château et de ses dépendances

L'abergement des forêts

Par la suite, les forêts sont livrées à l'usage de la population de Tercier et de Cojonnex moyennant hommages et redevances. On parle alors d'abergement. Le plus vieux document d'abergement date du 7 avril 1414 et concerne les forêts et les pâturages de l'alpage de Caudon. Ce texte indique avec précision ce que les six bénéficiaires d'alors devaient payer au seigneur de Blonay.

Libéralisation inquiétante

Au XVe siècle, certaines forêts sont acquises par des propriétaires privés qui ont alors la totale liberté d'effectuer des coupes selon leurs besoins. Cette situation prévaut jusqu'au milieu du XVIIIe siècle. Les autorités de l'époque s'inquiètent de l'exploitation abusive des forêts. Le déboisement est important et ces parcelles deviennent de plus en plus petites à la suite des nombreux morcellements, dus principalement aux héritages sucessifs.

Valeur protectrice

Désireuse de préserver le patrimoine forestier, la Commune rachète progressivement les forêts pour les banaliser. Cette opération s'étend sur quatre années, de 1774 à 1778. L'objectif est d'assurer les réserves de bois en cas de sinistre, mais aussi de reboiser ces étendues pillées. Les autorités d'alors étaient donc déjà conscientes de la valeur protectrice des forêts.

Etat des lieux
La loi fédérale de 1876 sur les forêts donne un sacré coup de pouce à l'oeuvre communale. En 1888, les autorités établissent un plan d'aménagement des forêts de Blonay sur la base d'un premier document datant de 1844. Cet état des lieux est très complet, puisqu'il répertorie les 25'963 ares en sol productif et les 2'773 ares en sol improductif. Une description précise des essences ainsi que des indications sur leur exploitation et leur rendement permet de prendre les mesures nécessaires pour le maintient d'une forêt saine.

Premières routes forestières

A la fin du XIXe siècle, des routes forestières sont aménagées. Parmi elles se trouvent notamment la route qui relie Fontannaz-David à Sainte-Hélène et le chemin de l'Etroit au-dessus des Bains de L'Alliaz. Cette meilleure connaissance de la forêt débouche aussi sur l'établissement de règles plus précises quant à l'exploitation de cette dernière, par exemple lorsque la Commune met du bois en vente publique

Lothar, ouragan dévastateur

Les 25 et 26 décembre 1999, le terrible ouragan baptisé Lothar frappe la forêt suisse et celle de la région en particulier. Les zones les plus touchées à Blonay se situent sous Praz-Cagnard et entre les Bains de L'Alliaz et Sainte-Hélène, en passant par L'Etroit, Les Mauguettes et Fourgepet : l'ouragan s'est engouffré dans la dépression qui se trouve entre Bondenoces et le Folly avec une violence inouïe, déracinant ou déchiquetant des arbres de toutes tailles, âgés de 20 à 200 ans.

Valeur touristique
Tout au long de son histoire, la forêt blonaysanne a évolué. De sa valeur protectrice et économique, elle a trouvé une véritable fonction de détente. L'inauguration, en septembre 2003, du Sentier de l'Ermite témoigne de cette évolution.

Issu de l'ouvrage Blonay, Coups de coeur (2004)

Voir également

Service des forêts de la Commune de Blonay

Ouragan Lothar

Sentier de l'Ermite

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